LGV PACA : Entre deux mauvaises solutions, choisissons la troisième !
Les Verts sont par nature des « amis du rail ». Ils défendent, au niveau régional comme au niveau national, le principe de la priorité du rail sur la route pour lutter contre l’effet de serre et limiter la consommation d’énergie
Pour autant, ils défendent aussi, à objectif identique, la préférence à la modernisation d’infrastructures existantes plutôt qu’à la création de nouvelles infrastructures : Sur le Var, les écologistes militent, avec les associations et les citoyens pour la réouverture des lignes Carnoules – Gardanne, Les Arcs – Draguignan et pour un véritable réseau express de l’agglomération toulonnaise
Le retard pris, par manque de volonté politique, dans l’entretien des voies et leur modernisation a occasionné un transfert massif rail – route. Aujourd’hui, le développement du ferroviaire se heurte, outre des problèmes internes à la SNCF, à la saturation du réseau existant et à l’absence d’une ambition financière à la hauteur des enjeux : Il y a deux jours, le patron de la SNCF prédisait que le trafic TER allait être multiplié par 4 dans la prochaine décennie. Vu les problèmes que connaissent les usagers en PACA aujourd’hui (300 trains annulés depuis le début de l’année sur la ligne Toulon – Les Arcs), on ne peut qu’être encore plus inquiet pour l’avenir.
Dans ce contexte, l’option qui sera annoncée pour la future LGV sera lourde de conséquence ; Il est à craindre que le choix s’enlise à nouveau sur la seule question du tracé d’une ligne TGV « pur sucre » Or nous répétons que ce choix, qu’il soit Sud ou Nord, serait un mauvais choix notamment parce qu’il ne répondrait en rien aux enjeux évoqués ci dessus.
Le débat public a d’ailleurs fait nettement ressortir la priorité du développement du réseau régional et inter – cités en Provence Alpes Côte d’Azur. Il a aussi fait émerger une « troisième voie » celle de la LGV dite « des alternatives » portée par les Verts, des collectifs et associations d’usagers. Cette solution vise un développement du réseau régional maillé à partir de deux axes, la voie littorale modernisée et une voie centre Var reprenant en partie l’axe Carnoules – Gardanne et le prolongeant vers l’est varois, Cela permettrait de répartir le trafic TGV, TER et fret sur les deux axes tout en améliorant sensiblement le temps de trajet TGV sur Paris – Nice.
Les usagers de la côte d’Azur ont besoin d’une amélioration de l’offre TGV actuelle mais aussi de mieux communiquer avec les autres centre urbains de la région et de la façade méditerranéenne.
Les habitants de l’agglomération toulonnaise sont aujourd’hui satisfaits de l’offre TGV actuelle, ils craignent cependant d’être demain « sur une voie de garage » si le choix de l’option A8 est retenu. ; leur demande aujourd’hui c’est plutôt la qualité du service proposé : que les TGV inter – cités ou TER arrivent à l’heure et qu’il y en ait plus souvent suffirait à leur bonheur …
Les habitants du centre Var n’ont que faire de regarder passer le TGV. Par contre une ligne mixte « TER GV » permettrait de développer une réelle offre TER, reliant Brignoles, St Maximin et la Provence Verte à l’Est et à L’Ouest de la région. Quand on connaît l’augmentation de population de ce secteur c’est bien une priorité sociale, économique et écologique de permettre aux actifs du centre Var de laisser leur voiture au garage et de prendre le train.
LES VERTS DU VAR
Contre-vérités
1) le projet de la LGV ne fait pas "l’unanimité" loin s’en faut ... voir les déclarations de M GAUDIN, GUERINI, JOISSAIN, LANFRANCHI, et les autres responsables locaux ….
2) La différence de coût entre le tracé dit "des métropoles" et celui du « Var », n’est pas de trois milliards. En effet des ouvrages d’art et autres dépassements de chantier ont été "oubliés" dans le chiffrage du tracé « Var ». A ce propos, les hommes politiques qui militent pour ce projet pharaonique de LGV, seraient bien avisés de mandater un organisme indépendant afin de vérifier TOUS les chiffres et allégations d’ordre « économico sociales »présenter lors du lobbying de RFF.
3) Après consultation en Italie auprès de FS (Ferrovie dello Stato), Il n’y a aucun aménagement spécial « arc économique méditerranéen » prévu sur la ligne Vintimille Gênes Milan, suite à une éventuelle LGV « Niçoise ». En conséquence, l’impact économique est quasi nul pour Nice et l’impact écologique catastrophique pour le Var.
Cerise sur le cake dans le cas du tracé « Arbois » : Deux villes économiquement « stratégiques », un port militaire : Toulon et un port de commerce : Marseille sont OUT du projet !
De ce fait la LGV ne serait elle donc q’une "danseuse" payée par le contribuable Français, pour le confort de "Touristes en mal de mer ", le maintien du business de RFF, et la satisfaction mégalomaniaque d’Estrosi... ???
Suffisamment d’erreurs de gestion et de jugements hâtifs nous ont conduit à une crise mondiale sans précèdent, de plus l’Etat Français est surendetté, c’est le moment de revenir aux fondamentaux : le respect de la nature et de l’humain.
Militer pour mettre La promenade de Nice à trois heures de Paris est une hérésie économique et écologique. Les quelques " paillettes de notoriété " ramassées par les barons locaux, leurs amitiés vénéneuses avec les grands groupes de BTP , ne valent en aucun cas les 9 à 10 milliards d’euros extorquer aux contribuables Français, la destruction d’une région, l’appauvrissement et le mal être des habitants de tout un pays .
Il est possible de vivre sans TGV mais quasi impossible de vivre avec.
Message de "milo"  |