Aix-en-Provence
 
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Patrimoine

Aix-en-Provence


 
 
 
La ville

130.000 habitants
La Sainte-Victoire et Cézanne
Ville d'eau, ville d'art, ville de magistrats
Architecture Renaissance
 

 

Le Pays d'Aix

Les Bastides : résidences de campagne de la noblesse et de la bourgeoisie aixoise.
Barrage Zola : Un des premiers barrages voûtés construit de 1843 à 1854 par l'ingénieur italien François Zola, père d'Emile Zola, pour alimenter la ville d'Aix en eau (Infernet)
Barrage de Bimont : intégré au réseau de distribution du Canal de Provence, dessert Aix aujourd'hui. Appelé aussi barrage de Rigaud (nom de l'ingénieur). Il retient un lac de 4 kms de longueur.
Château de Vauvenargues : grande bâtisse carrée des XVI et XVII°s. , flanquée de 2 tours rondes, avec une enceinte du XIV°siècle et une porte d'entrée Louis XIII. Le château a été acquis en 1958 par Picasso qui y séjourna souvent jusqu'en 1961. C'est là qu'il peignit ses "déjeuners sur l'herbe" en 1960. Il a été inhumé sur la terrasse. La Seigneurie de Vauvenargues appartint aux comtes de Provence jusqu'au XIII°s. Louis XV l'érigea en Marquisat pour son fils aîné: Luc de Clapiers de Vauvenargues, ami de Voltaire et moraliste incompris.

 
         
 
Cézanne (1839 - 1906)

En 1859, son père, banquier, achète le Jas de Bouffan. Cézanne viendra y peindre jusqu'en 1898. Après la mort de sa mère et la vente du Jas de Bouffan, il achète un atelier en ville où il peindra jusqu'à sa mort. Il recherchera toujours pour peindre la solitude des propriétés familiales, ou cabanons qu'il loue à proximité d'Aix.
Thèmes de prédilection : Formes géométriques des carrières de Bibémus, Falaise Sainte Victoire…
   
                 
 
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Bibliographie
sites web

dossiers patrimoine
Histoire

Antiquité :

Oppidum d'Entremont : capitale de la Confédération celto-ligure des Salyens

- 180 Fondation d'Entremont par les Salyens. La cité profitera de la proximité de la colonie grecque de Massalia.
- 124 Entremont succombe à la poussée impérialiste romaine.

- 123 Fondation d'une cité romaine au pied d'Entremont : Aquae Sextiae Marius arrête l'invasion des Germains avec l'aide de la cité
- 102 Aquae Sextiae devient colonie romaine et se dote de monuments
- 15 Capitale provinciale de la Narbonnaise, elle devient siège d'un évêché IV° s.
Le quartier Saint-Sauveur devient le cœur religieux de la ville : Les habitants se concentrent autour de la cathédrale et du baptistère.

Moyen Age :
Essor démographique et urbain, Aix devient capitale religieuse et politique


II° s. Aix s'affranchit de la tutelle du siège épiscopal d'Arles
1101 Aix devient la résidence principale des comtes souverains XIII°s.
Construction d'un palais, agrandissement de la cathédrale, couvents…
Période noire : peste, guerre de Cent Ans

XIV°s. Assassinat de la Reine Jeanne : querelles et guerres de succession
1382 La veuve de Louis Ier assied l'autorité angevine sur la Provence
1387 Louis II dote la ville d'une université
1402 Règne du Roi René : Aix devient un foyer de création artistique 1434 - 1480 Charles III du Maine lègue la Provence par testament à Louis XI
1481 Aix est dévastée par les incursions de Charles Quint

Louis XII crée le Parlement de Provence : élite politique et culturelle

1501 Création du quartier de Villeneuve à l'est

Renaissance : 1583
Aix est opposée au pouvoir monarchique : émeutes fréquentes

XVII°s. Louis XIV séjourne trois mois à Aix et se réconcilie avec Condé
1660 Création d'une cour aixoise autour du gouverneur de la cité : goût pour le faste.
Naissance d'un nouveau type d'habitation : l'hôtel particulier Création du quartier Mazarin au sud de la ville
1646 Création d'un cour à carosses à l'emplacement des anciens remparts
1651 Urbanisme : aménagement de places et de fontaines

Ep. Classique :
Aix devient la ville du Roi : résidence de privilégiés.
1720 Construction de l'Opéra, de la bibliothèque du Marquis de Méjanes
Mirabeau est élu à Marseille et à Aix comme candidat au Tiers Etat

Ep. Moderne : 1789
Aix perd ses privilèges avec la Révolution : déchéance politique et sociale.
De capitale de la Provence, elle devient sous-préfecture des Bouches-du-Rh.
1800 Population stable pendant tout le XIX°s et jusqu'à 1940 : 30.000 habitants
Le Roi René : René d'Anjou (1434 - 1480) : duc d'Anjou, duc de Lorraine, Comte de Provence, Roi de Sicile, de Naples et de Jerusalem. Descendant de la puissante maison d'Anjou qui rêvait de conquérir un empire sur les rives de la Méditerranée. En 1471, il se fixe à Aix. Grand mécène, lui-même peintre et musicien, il s'entoure d'artistes (Nicolas Froment).
 

Architecture

Le bourg Saint-Sauveur

Le bourg Saint-Sauveur occupe l'emplacement de la ville romaine impériale. C'est dans ce périmètre que se replie la ville romaine à la fin du III°s. et que végète la ville du Haut Moyen Age, jusqu'à son extension au XII°s. seulement.

Place de l'Université : Ancienne faculté de droit créée en 1409.
Le bâtiment actuel (XVIII°s.) abrite l'Institut d'Etudes Politiques.
La cathédrale Saint-Sauveur : Edifice composite (nombreux remaniements et adjonctions).
Façade "romaine" du cloître des chanoines (remploi de gros blocs antiques à bossage)
Façade de l'église romane du XII°s. avec portail.
Façade flambloyante de la grande nef gothique (fin XV°s.)

Eglise romane : actuel bas-côté droit de la cathédrale.
Baptistère accolé aux 2ème et 3ème travées. Edifié dans l'angle du forum antique, le baptistère est de plan octogonal avec déambulatoire. Origine : V°s.
Coupole reconstruite au XVI°s par des maîtres-maçons aixois, surélevée d'un lanternon.
La 4ème travée ouvre sur le cloître.
Nef gothique : Tradition du gothique provençal : plan simple en croix latine, trapue, peu percée, voûte sur croisées d'ogives. 1ère travée : buffet d'orgue (XVIII°s.)
3ème travée : tryptique du buisson ardent peint vers 1476 pour le Roi René par Nicolas Froment, chef de file de l'école d'Aix du XV°s. Cette œuvre unit l'influence italienne (recherche de la perspective) et l'influence flamande (traitement des draperies, réalisme des portraits et soucis du détail). En face du buisson ardent : l'incrédulité de Saint Thomas peint par le Flamand Louis Finson (1613) influencé par Le Caravage.
Nef Notre-Dame de l'Espérance : actuel bas-côté gauche En 1695, des architectes aixois transforment trois chapelles et le bras du transept nord en une nouvelle nef, dont le chevet est constitué par la chapelle ND de l'Espérance. Elle devient une remarquable nef baroque, rythmée par trois arcs triomphaux : dorique, ionique et corinthien.
Le cloître : Situé au sud de la cathédrale, reconstruit à la fin du XII°s. Rectangulaire à l'origine, il est transformé en plan carré au XVII°s.

Place des martyres de la résistance : Ancienne place de l'Archevêché ouverte au XVIII°s.

Elle est encore bordée de façades de cette époque, et orné de la fontaine d'Espéluque (1618).
L'Archevêché : situé au fond de la place. Rôle séculier et religieux des archevêques d'Aix pendant plusieurs siècles : transition entre le pouvoir central et les représentants de la Province.
Construction : 1650 - 1730

Rue Gaston de Saporta : typique des vieilles rues d'Aix.
N° 23 : Hôtel Maynier d'Oppède : célèbre famille de parlementaires (depuis 1490). Remanié au XVIII°s.
N°19 : Hôtel de Chateaurenard (1650) : escalier monumental peint en trompe l'œil (1654).
Musée du Vieil Aix : situé au R de Ch de l'hôtel d'Estienne de Saint-Jean (XVII°s.). Ampleur du vestibule et de l'escalier : esprit de magnificence de l'Aix baroque.

Place des Cardeurs : Aménagée en 1963 sur l'emplacement d'un îlot insalubre. C'était au Moyen Age le quartier des Juifs.


De l'hôtel de ville au cours Mirabeau


Fin XI°s. : la ville s'étend entre le bourg Saint-Sauveur et le palais comtal (empl. Du palais de justice actuel)
La tour de l'horloge : Bâtie sur un soubassement médiéval, surélevées et habillée au XVI°s. de pinacles flamboyants. Elle porte, de haut en bas, "la cloche du ban" dans une cage de ferronnerie, l'horloge solaire, et l'horloge astronomique (1661 : statues de bois figurant les 4 saisons).
La place de l'hôtel de ville : Ouverte en 1741 pour dégager l'édifice communal (construit au XV°s. au pied de la Tour de l'Horloge). Au centre : fontaine sculptée par Chastel en 1755, surmontée d'une colonne romaine.
Hôtel de ville : reconstruit au XVII°s. La façade représente tout le répertoire décoratif du style baroque : frontons, frises, chutes de fruits et de fleurs … Escalier à double révolution (1655) ouvert sur la cour.
1er étage : salle des Etats de Provence, décorée au début du XVIII°s. , restaurée au XIX°s.
L'ancienne Halle aux grains : Réservée à la vente du blé sur laquelle la ville percevait une taxe, elle fut construite en 1754. Avant-corps central rythmé par 4 pilastres ioniques, surmonté d'un fronton allégorique sur le thème de l'eau. (cf. efforts entrepris à cette époque pour développer l'irrigation).

L'hôtel Boyer d'Eguilles (1672) : Conçu sur un plan en U comme les hôtels parisiens de cette époque, il ouvre par un portail à carrosses sur une cour d'honneur. Ordonnance monumentale : façade principale rythmée de grands pilastres colossaux, cannelés, qui supportent une corniche en saillie. Escalier orné d'une rampe baroque en fer forgé. 1er étage : muséum d'histoire naturelle.
Place et hôtel d'Albertas : XVIII°s : Cette place s'inspire des places parisiennes. Trois façades plaquées sur des maisons plus anciennes. Hôtel d'Albertas : petits tritons supportant les balcons.
L'église du Saint-Esprit : Ancienne chapelle de l'hôpital du Saint-Esprit.
Reconstruite au début du XVIII°s. A l'intérieur : retable de l'assomption (XVI°s) qui représenterait les 12 premiers membres du Parlement sous les traits des apôtres.

Le cours Mirabeau : créé en 1649 sur l'emplacement des remparts médiévaux abattus pour l'aménagement su quartier Mazarin. "Cours à carrosses" non prévu pour le passage, il est interdit à la circulation des charrettes et mulets comme à l'activité commerciale et artisanale. A l'ouest, le cours est fermé par le rempart (rasé en 1720).
En 1778, on aménage une vaste place où convergent les routes d'Avignon et de Marseille : la Rotonde.
L'époque Napoléon III dotera la Rotonde de sa lourde fontaine.
1830 : les vieux ornements du cours sont remplacés par les platanes actuels.

Le quartier Mazarin : En 1646, Michel Mazarin, archevêque d'Aix et frère du Cardinal, est autorisé à enclore dans la ville tout un lot de terrains situés près de l'église Saint-Jean-de-Malte. S'inspirant de l'urbanisme de la Renaissance, il crée un quartier en damier. L'aristocratie, traditionnellement établie dans la vieille ville, s'installe dans le nouveau quartier.
Hôtels particuliers du cours Mirabeau : Plan d'inspiration italienne : façade sur rue et jardin derrière. L'escalier rend compte du statut social. Il introduit dans la suite des appartements de réception. En façade : sobriété classique ou abondance baroque, avec usage d'atlantes à l'italienne, multiplication des frontons et emploi de bossages.

La place des 4 dauphins : Au centre du quartier Mazarin, à la croisée des deux rues principales, la fontaine des 4 dauphins (1667) fait penser aux grandes fontaines italiennes de l'âge baroque.
Eglise Saint-Jean-de-Malte : Ancienne chapelle de la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jerusalem, établie en bordure de la route d'Italie. Edifice gothique fortifié (reconstruit fin XII°s.), en forme de crois latine à chevet plat.

Le musée Granet (1765) : Constitué par les cabinets d'antiques et de peinture légués à la ville par de riches mécènes. En 1825, la ville fait l'acquisition du prieuré de l'Ordre de Malte, et y transfère les œuvres d'Art. La tradition des cabinets d'amateurs s'est perpétuée de la Renaissance au Second Empire.
François Granet (né en 1775) Remarqué par Bonaparte en 1793, il effectue un 1er séjour à Rome où il rencontre Ingres. Puis il devient le peintre officiel de la monarchie et conservateur des musées royaux. Il partage sa vie entre Paris, la Provence et l'Italie. Son œuvre (paysages) annonce l'impressionnisme et Cézanne.

Le quartier des prêcheurs : Fin XVI°s. : première grande opération d'urbanisme de la cité.
Villeverte s'étend de la place des Prêcheurs à la rue Thiers. Les rues convergent vers la place et le palais de justice.

Le palais de Justice : empl. De l'ancien palais comtal démoli à la fin du XVIII°s.
Après l'annexion de la Provence à la France, le palais abrita les grandes administrations de l'Etat : le Parlement, la Cour des Comptes, les Finances et le Sénéchaussée. Démoli en même temps que la rénovation totale du quartier, le palais devait être reconstruit à la veille de la Révolution, mais ne fut reconstruit qu'à partir de 1822.
Derrière le palais : la prison (1829).

La place des Prêcheurs : La plus ancienne place d'Aix, créée en 1450 par le Roi René. Lieu privilégié des spectacles populaires et de l'échafaud.
La Fontaine des prêcheurs (1758) porte 4 médaillons : le proconsul Caïus Sextius, Charles II du Maine, Louis XIV, et le comte de Provence - futur Louis XVIII.
Eglise Sainte-Marie Madeleine : Ancienne chapelle du couvent des Dominicains - les prêcheurs - installé hors des murs en 1274, englobé dans l'enceinte de la cité lors de l'agrandissement du XV°s.
Edifice à coupole centrale, reconstruit à la fin du XVII°s. Façade du XIX°s. Eglise-musée renfermant de nombreuses œuvres d'Art. Orgues du XVIII°s.


De la Rotonde au Pavillon Vendôme

Le Pavillon Vendôme (1665) : Bâti sur un terrain offert par la Provence en reconnaissance à Louis de Mercoeur, duc de Vendôme, petit-fils de Henri IV, qui pacifia la Provence. Après sa mort en 1669, la demeure changea plusieurs fois de propriétaire. Elle fut acquise en 1730 par le peintre Van Loo qui y installa son atelier et y mourut. Petit jardin à la française devant le pavillon. Plan d'origine : bâtiment à un étage coiffé d'un toit à la Mansart. Au XVIII°s. : ajout d'un étage supplémentaire. Le portail d'entrée est encadré par 2 atlantes.

Etablissement Thermal : construit en 1704 à côté des anciens thermes romains de Sextius (détruits au XIX°s.). L'eau sort de terre à 32,8°c à raison de 800m3 par jour à la source Sextius.

La Tour Tourreluque (XIV°s.) : seule tour restant des 29 tours de l'enceinte médiévale.



 
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